Vers des compétences culturelles pour la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais

Le rapport complet de l’étude réalisée en 2014 par l’Observatoire des politiques culturelles, Philippe Teillet et Baptiste Fuchs pour le compte de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais est désormais en libre accès sur le site de l’OPC. Cette étude visait à établir un diagnostic synthétique du territoire en matière culturelle ainsi qu’à identifier des orientations et des scenarii dans l’hypothèse d’une future prise de compétence culturelle par la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais.

Vers des compétences culturelles pour la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais

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« Les leçons voironnaises – Ce que le Pays voironnais nous dit de l’intercommunalité et de la coopération culturelle »

Cet article, qui vient de paraître dans le dernier numéro de L’Observatoire, résume et remet en perspective les conclusions de l’étude réalisée en 2014 par l’Observatoire des politiques culturelles, Philippe Teillet et Baptiste Fuchs pour le compte de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais.

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L'Inventaire général du patrimoine culturel : bilan d'une décentralisation

« Faire culture ensemble » : demandez le programme !

Le site internet dédié aux deux journées d’échanges « Faire culture ensemble », organisées les 16 et 17 octobre prochains par la Condition Publique à Roubaix, est en ligne ! Vous y trouverez le programme, une présentation des intervenants ainsi qu’un espace ressources.

fairecultureensemble.wordpress.com

« Faire culture ensemble » : deux journées d’échanges à la Condition Publique

En 2004 s’ouvrait la Condition Publique, manufacture culturelle à Roubaix, implantée dans une friche industrielle classée à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques et réhabilitée par l’architecte Patrick Bouchain.

Portée par la philosophie des Nouveaux territoires de l’art, la Condition Publique s’attache à construire une démarche nourrie par les engagements de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels et de l’Agenda 21 de la Culture : promotion de la diversité culturelle, construction des projets à partir des personnes, démocratie participative, investissement de l’espace public comme espace de culture, dialogue entre patrimoine, territoire et création contemporaine…

A l’occasion de son 10ème anniversaire, la Condition Publique organise deux journées d’échanges qui s’inscrivent dans le contexte du re-questionnement des politiques culturelles territoriales en France et de l’émergence de nouveaux modes d’intervention et de coopération sur les territoires. En opérant une prise de recul pour mieux remettre en perspective l’expérience de la Condition Publique, celle de ses partenaires et celle des intervenants invités, ce temps d’échanges sera l’occasion d’expliciter, de valoriser et de penser le sens et la portée du travail culturel sur les territoires. Tout au long de ces deux journées et soirées ouvertes à tous seront proposés conférences, ateliers, visites des lieux, expositions, spectacles, bals… et troupeau de moutons !

Faire culture ensemble - Save the date

Ils sont un certain nombre

Ils sont « un certain nombre » à avoir su se réunir pour tenter de nommer ce que leurs pratiques d’acteurs culturels ont de nouveau et de commun. Directeurs ou directrices de lieux de diffusion et de création, de festivals, de services culturels, d’associations, ils se rassemblent autour de la conviction qu’il est nécessaire « d’œuvrer autrement » et que des mutations profondes sont en cours.

Dans un texte court et dense, ils disent leur attachement à des pratiques qui prennent en compte les enjeux des territoires où elles se développent, qui associent largement les habitants et qui reconnaissent les droits culturels des personnes. Réaffirmant que la culture nourrit le sens et la richesse de notre vivre-ensemble, et qu’elle constitue un espace primordial pour le jeu démocratique et pour la réflexion sur notre condition humaine, ils nous invitent à questionner le devenir de nos politiques culturelles à la lumière de ces considérations.

Ce texte dit avec beaucoup de justesse ce que nous sommes nombreux à ressentir sans pour autant parvenir à le nommer : la montée en puissance, à la marge (et parfois en dissidence), dans de nombreux champs d’activités, de nouvelles manières de penser l’intervention publique. Plurielles et variées, celles-ci ont en commun de replacer la personne (le public, l’habitant, l’usager, le bénéficiaire, le patient…) au centre du processus de définition de l’action publique en reconnaissant son expertise et en cherchant à décloisonner les secteurs classiques d’intervention afin de recréer du sens.

Voir le texte ici : onestuncertainnombre.com

L’open data, un levier pour l’évolution des politiques culturelles

Open data culturel - CC Baptiste Fuchs

Open data culturel – CC Baptiste Fuchs

Le rapport de Camille Domange (Département des programmes numériques, Ministère de la Culture et de la Communication) sur l’ouverture des données publiques dans le champ culturel a été publié en janvier 2014.

L’open data appliqué au champ culturel, bien au-delà des innovations permises dans le seul champ numérique, constitue l’une des nouvelles donnes qui suggèrent un véritable changement de paradigme de nos politiques culturelles. L’idée d’une ouverture des données et plus largement, le modèle contributif que dessine internet, permettent aujourd’hui d’envisager une autre manière de construire l’intervention publique en matière culturelle. Il s’agit notamment de placer la personne au centre, de considérer « les gens » comme étant porteurs de ressources et d’identités culturelles riches et sans cesse recomposées, et comme étant autant de contributeurs potentiels à un bien commun (lui aussi en perpétuel renouvellement). Il s’agit aussi démontrer que la richesse culturelle est le résultat de la circulation et des croisements des savoirs, des connaissances et des références culturelles. Il s’agit enfin de considérer qu’il est plus pertinent de chercher à développer des capacités culturelles qui sont déjà là, plutôt que de s’évertuer à répondre à de supposés besoins culturels. Comme le dit le rapport de Camille Domange, « la politique d’open data constitue en ce sens un bouleversement culturel et cognitif qui s’inscrit au cœur de la transformation de la société et donc du secteur culturel« .

Bernard Stiegler et la logique contributive

Baptiste Fuchs‘s insight:

Dans cet entretien, Bernard Stiegler définit le passage à une économie contributive comme une mutation indispensable de nos sociétés. Il souligne toutefois que, sans une redéfinition profonde de notre projet politique et économique, les tentatives de mise en place de modèles contributifs resteront des initiatives éphémères et vaines : « Au niveau micro (les individus et les organisations) les initiatives émergent et se propagent. On constate que sans une politique macro, elles ne peuvent prospérer. Quand je parle de macro économie, je fais référence au droit du travail, à la fiscalité, aux minima sociaux, aux infrastructures territoriales. Tous ces éléments ne sont pas favorables à une économie contributive. Tant qu’on ne les fera pas évoluer, il n’y a aucune chance qu’elle se développe. »

A regarder aussi : la vidéo de  l’intervention de Bernard Stiegler lors de OuiShare Fest 13